Bochaton possède le plus gros filtre presse de Haute-Savoie

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Installé depuis 2008 à Lugrin, ce filtre presse, qui permet de sécher les boues, est le plus gros de Haute-Savoie avec 150 tonnes de boues traitées par jour. Détails du process avec Alain Bochaton, directeur de production du groupe.

C’est une des fiertés du groupe Bochaton : le filtre presse, installé en 2008, simplifie considérablement le traitement des boues. « Du temps de notre père Roger Bochaton (fondateur et dirigeant du groupe de 1965 à 1985), il y avait des bacs à décantation avec un processus très long et très coûteux. Par la suite, on a stocké les boues dans un silo tampon et elles étaient ensuite chargées dans un camion citerne et renvoyées à la carrière de Saint-Gingolph », explique Alain Bochaton, directeur de production du groupe. « C’est en fini de tout cela depuis l’installation du filtre presse, affirme t-il. Et pour rendre hommage à notre père, qui s’était beaucoup préoccupé de cette question, nous avons décidé de dédier ce filtre à son nom ».

 

Le process est désormais simple : les eaux chargées de boues arrivent dans le clarificateur qui permet faire un tri : l’eau propre récupérée en périphérie est réutilisée pour le bac de pompage, tandis que les boues d’argiles vont dans un silo tampon qui peut contenir 30 à 40 m3 de boues liquides. Ces boues sont ensuite pompées avec une pompe centrifuge à double turbine et sont injectées dans le filtre presse.

Cette dernière machine possède 125 plateaux de 1500 mm par 1500 mm, qui permettent de confiner les argiles et de les presser, tandis que l’eau claire est évacuée dans des goulottes latérales. Le cycle d’égouttage dure 30 minutes et de chaque pressée sort 13 tonnes de matière sèche. Ce filtre presse fonctionne en continu de manière automatisée et permet de traiter entre 25 000 à 30 000 tonnes de matières sèches par an. Au total, l’investissement est conséquent (de l’ordre de 500 000 euros), mais permet de simplifier le traitement des boues. « De plus, nous agissons en faveur de l’environnement, souligne Alain Bochaton, car nous avons supprimé le camion citerne qui transportait les boues à la carrière de Saint-Gingolph et nous réutilisons l’eau en circuit fermé ».